Angleterre - France : Dupont et le « grand privilège » de jouer à Twickenham
Absent du Tournoi des Six Nations 2024 pour cause de préparation des JO, Antoine Dupont semble revenir à Twickenham avec un certain plaisir.
« C’est toujours quelque chose de sacré » de venir jouer dans le temple du rugby anglais, a-t-il exprimé ce vendredi lors du point presse à la veille d’Angleterre – France, affiche de la deuxième journée du Tournoi 2025.
Et pour cause : la dernière fois que le capitaine et ses ouailles ont mis les pieds dans le stade de l’Ouest londonien, ils en ont collé 50 à un XV de la Rose complètement dépassé par la vitesse d’exécution des Bleus ce jour-là (53-10 le 11 mars 2023).
Cela n’avait pas empêché les Anglais d’atteindre les demi-finales de la Coupe du Monde quelques mois plus tard, tandis que les Français calaient en quart de finale de ‘leur’ Mondial.
Il était une fois, un après-midi de mars 2023…#SixNations #crunch #rugby pic.twitter.com/iy1dVwYKIy
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Deux ans plus tard, l’approche se répète quelque peu. L’équipe de Fabien Galthié fait figure de favorite – avec l’Irlande – pour coiffer la couronne européenne d’ici un mois et demi et la presse anglaise se demande à quelle sauce les ‘boys’ de Steve Borthwick vont être mangés.
Dupont : « On ne peut pas banaliser le fait de venir jouer à Twickenham »
Bien élevé, Dupont tempère les ardeurs. « On ne peut pas banaliser le fait de venir jouer à Twickenham », poursuit-il, comme pour rappeler que vaincre les Anglais chez eux n’est jamais anodin. Et de poursuivre : « C’est un grand privilège, ce sont toujours de très grandes parties ».
Prémonitoire ? On peut en tout cas l’espérer. Les Bleus, en démonstration contre un pays de Galles faiblard vendredi dernier, ont montré que leurs intentions seraient suivies d’actes.
Mais pour réaliser un grand match, il faut un grand adversaire. L’Angleterre a tenu tête une heure durant à l’Irlande à l’Aviva Stadium, et va bien finir par réussir un match plein après être frôlé plusieurs succès de prestige depuis un an : défaites 31-33 contre la France le 16 mars dernier, 15-16 puis 17-24 en juillet en Nouvelle-Zélande, 22-24 contre ces mêmes All Blacks en novembre, 37-42 contre l’Australie, 20-29 contre l’Afrique du Sud…
Le concept de la défaite encourageante portée à son paroxysme par l’équipe de Borthwick, qui par conséquent affiche un petit 48 % de victoires depuis sa prise de fonction, et seulement 20 % si on limite l’analyse aux top teams mondiales rencontrées depuis un an.
2 victoires contre l’Italie et l’Irlande pour 8 défaites contre la France, l’Écosse, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud, l’Australie et l’Irlande 😳#rugby pic.twitter.com/Aeis9ew2ij
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Dupont et les Bleus ont « une totale confiance » en Jalibert
Les Bleus ont les armes nécessaires pour ne pas être les premiers à remonter le moral de leurs meilleurs ennemis. Même si Dupont formera ce coup-ci la charnière avec Matthieu Jalibert en l’absence de Romain Ntamack, suspendu pour un plaquage haut contre les Gallois (43-0).
Contrairement à l’automne, le staff a choisi de maintenir le polyvalent Thomas Ramos à l’arrière, lui qui avait été préféré à l’ouverture à Jalibert lors des test-matchs de l’automne.
Pas de quoi contrarier le demi de mêlée, pour qui « on n’adapte pas la stratégie en fonction des joueurs ».
« Matthieu connaît très bien le système, il l’a expérimenté à de nombreuses reprises ces dernières années. Donc on a une totale confiance en lui », a expliqué le Toulousain.
« Il a un jeu qui est un peu différent de celui de Romain. Ils ont chacun leurs qualités respectives », a reconnu le capitaine des Bleus. « Mais avec Matthieu, on se connaît très bien maintenant. On a joué beaucoup de fois ensemble et je pense qu’on a cette connexion déjà entre nous. »
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