France - pays de Galles : l'analyse de la compo des Bleus
Moyenne d’âge, de sélections des titulaires et des remplaçants club représentés… RugbyPass a passé au crible la composition des Bleus face au pays de Galles, pour le premier match du Tournoi des Six Nations 2025.
La tournée d’automne, et notamment le premier match face au Japon, avait été l’occasion pour Fabien Galthié et son staff de faire souffler certains joueurs, et de donner de l’expérience à d’autres.
Uini Atonio avait ainsi été renvoyé en club, Gaël Fickou, Grégory Alldritt et Charles Ollivon placés sur le banc voire en tribunes…
Ce n’est plus le cas pour ce premier match du Tournoi des Six Nations, vendredi soir face au pays de Galles.
Les cadres absents de la liste des 23 le sont sur blessure (Fickou, Penaud, Flament) ou dépassés par la concurrence (Lucu, R. Taofifenua, Jalibert, Villière, Jelonch).
Liste des 23 : beaucoup de novices, Pau mieux représenté que l’UBB
Cela donne une feuille de match assez hétéroclite, où dix joueurs comptent moins de dix sélections (et même cinq ou moins pour six d’entre eux), et 11 plus de 30. Entre les deux, naviguent Paul Boudehent et Louis Bielle-Biarrey, 14 capes chacun.
Les 23 Bleus retenus cumulent au total 544 sélections, soit 23,7 de moyenne. La moyenne d’âge s’approche des 26 ans (25,7).
On remarque également que la Section Paloise, 9e du Top 14, peut s’enorgueillir de posséder trois joueurs dans cette liste (Attissogbe, Gailleton, H. Auradou). Soit un de plus que l’Union Bordeaux-Bègles (Bielle-Biarrey, Moefana), pourtant leader du championnat et meilleure équipe de la phase de poule de la Champions Cup.
Au total, sept clubs sont représentés par au moins un joueur. Toulouse est leader dans ce secteur avec dix joueurs retenus, suivi de La Rochelle (cinq).
XV de départ : une équipe assez jeune, Toulouse en force
Avec une moyenne d’âge de 26,33 ans, le XV de départ français fait la part belle à la jeunesse. Seul Uini Atonio a dépassé la trentaine (34), bientôt rejoint par François Cros (31 ans le 25 mars prochain).
Six joueurs ont 25 ans ou moins, ce qui n’empêche pas certains d’avoir déjà accumulé les capes en bleu. Yoram Moefana (24 ans) et Jean-Baptiste Gros ont ainsi déjà dépassé la trentaine de rencontres avec le maillot frappé du coq.
On dénombre quatre joueurs alignés moins de dix fois avec l’équipe nationale : Alexandre Roumat (7), Emmanuel Meafou (5), Pierre-Louis Barassi (3) et Théo Attissogbe (3). Cependant, les trois premiers cités ont entre 26 et 27 ans et ont déjà accumulé une large expérience en club. Les matchs joués en phases finales du Top 14 et en Coupe d’Europe se rapprochent en effet du niveau international.
Huit des titulaires qui affronteront les Gallois vendredi jouent au Stade Toulousain : quatre dans le pack, quatre derrière. Une omniprésence assez habituelle ces dernières années, reflet de la domination ‘rouge et noir’ au niveau national et continental. On attend notamment beaucoup de la charnière Antoine Dupont – Romain Ntamack, reformée pour la première fois en équipe de France depuis le match de préparation à la Coupe du Monde 2023 France – Écosse, le 14 août 2023. Une éternité à l’échelle du rugby professionnel.
Remplaçants : beaucoup de bleus chez les Bleus
Julien Marchand (29 ans, 40 sélections) et Cyril Baille (31 ans, 52 sél.) seront les ‘papas’ des finisseurs. Les deux Toulousains, internationaux respectivement depuis 2018 et 2016, vont en effet encadrer la classe biberon des Bleus.
Derrière eux, aucun remplaçant ne compte plus de sept capes, et quatre d’entre eux ont 21 (Auradou, Jegou, Gailleton) ou 22 ans (Le Garrec). Cette jeunesse (24,4 ans de moyenne pour le banc) fait logiquement plonger la moyenne de sélections par rapport aux titulaires (14,9 contre 28,33).
Leur présence ne s’apparente toutefois pas à un choix par défaut pour la majorité d’entre eux. Emilien Gailleton et Nolan Le Garrec sont identifiés depuis longtemps comme joueurs à haut potentiel, tout comme George-Henri Colombe, même si son éclosion a mis plus de temps que prévu. Mickaël Guillard a fait forte impression sur ses première capes et sa polyvalence (il peut jouer à tous les postes de 4 à 8) fait de lui un profil unique.
Quant à Hugo Auradou et Oscar Jegou, ils doivent peut-être leur présence aux absences de Thibaud Flament et Charles Ollivon. Mais le sélectionneur Fabien Galthié a toujours affirmé que la porte de l’équipe de France ne leur était pas définitivement fermée une fois que les accusations les concernant seraient levées. Il a tenu parole, puisque la justice argentine a levé les poursuites envers les deux joueurs, en attendant le procès en appel.
D’ici là, il y a de grandes chances de les revoir sous le maillot bleu, malgré la controverse.
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