Édition du Nord

Select Edition

Nord Nord
Sud Sud
Mondial Mondial
Nouvelle Zélande Nouvelle Zélande
France France

Que devient Annick Hayraud, ancienne manager du XV de France féminin ?

Annick Hayraud entraîne aujourd'hui le RC Ennezat, club amateur de Régionale 2 en Auvergne

Joueuse à Romagnat entre 1986 et 2002 et internationale française avec le XV de France féminin sur la même période, cumulant 67 sélections, Annick Hayraud a vite fait un pas de côté pour s’illustrer dans l’encadrement en devenant entraîneure de Romagnat (2002-2015) puis manager du XV de France féminin sur deux périodes (2011-2014 et 2016-2022).

ADVERTISEMENT

Figure respectable et respectée du rugby féminin de très haut niveau, proche de ses joueuses et avec une vision du jeu correspondant à l’ADN du rugby moderne, Annick Hayraud a marqué le rugby français en participant notamment à l’éclosion du rugby féminin.

Sa carrière sur les terrains s’est terminée abruptement après une Coupe du Monde de Rugby féminin 2011 (jouée en 2022 en Nouvelle-Zélande pour cause de Covid) décevante. Non pas à cause du résultat – une médaille de bronze pour la France – mais en termes de management, coincée entre une équipe de joueuses réclamant un jeu libéré et un staff cornaqué dans des schémas plus figés.

Aujourd’hui, c’est loin des terrains internationaux qu’elle se reconstruit, chez elle, à Riom en Auvergne où elle a repris sa vie d’avant. En parallèle, elle dispense des conférences sur le thème du sport en abordant les domaines clés tels que le management, le leadership, la gestion des émotions et la cohésion d’équipe.

Qu’est-ce que vous devenez Annick Hayraud ?

J’ai repris mon ancien travail dans les services techniques et j’ai pris une petite équipe, à un petit niveau – à Ennezat à côté de chez moi – pour leur filer un coup de main. C’est une équipe de garçons, de seniors.

Est-ce que ça vous manque cet environnement de très haut niveau ?

C’est pas que ça me manque, mais j’avais vraiment besoin de faire un break ; la fin avait été très difficile. J’avais été très déçue, très touchée et j’avais besoin de me ressourcer un peu.

Et puis de partir dans un petit club amateur, c’est autre chose. C’est quelque chose que je n’avais jamais fait chez les garçons. J’avais beaucoup donné chez les filles, mais je ne l’avais jamais fait chez les garçons. C’est vraiment particulier, c’est vraiment la base du rugby amateur et c’est très intéressant. Il y a tellement de choses à faire ; ça n’a rien à voir.

C’est visiblement ce dont vous aviez besoin…

Oui, ça permet de rester au contact. Ce sont deux mondes complètement différents avec des problématiques différentes. Mais ça reste du rugby : tu entraînes du rugby, tu reprends la base, les problématiques ne sont pas du tout les mêmes…

C’est un environnement que vous n’avez pas connu lorsque vous étiez à la fédé ?

A la fédé, j’étais dans le haut niveau. Tous ces petits clubs, tu rencontres des gens, mais tu ne vois pas la réalité du terrain tous les jours comme là tu peux la vivre : la problématique du manque de joueurs, la disponibilité de bénévoles, c’est compliqué… Là, t’arrives pour jouer et t’as pas un dirigeant, ou un ou deux mais ils font tout à la fois.

C’est vraiment le rugby des villages. C’est compliqué avec les nouvelles générations qui arrivent, c’est pas pareil qu’avant… Il faut être capable de s’adapter aussi. Il y a un gros travail à faire de transmission.

ADVERTISEMENT

Le Covid a fait aussi beaucoup de mal dans les clubs. Et ça, quand t’es en haut, t’es dans ton projet, tu veux avancer avec ton équipe. Je n’étais pas au contact, même si je pense que ce n’est jamais facile. Dès l’instant que tu es bénévole, il faut toujours œuvrer.

Comment ça s’est fait ?

Je n’avais pas prévu de reprendre un club, même si j’ai gardé ma licence de dirigeante à Romagnat ; je me disais : si elles ont besoin, je suis là. Ils sont venus me contacter et au début je n’étais pas partante. Et après je me suis dit pourquoi pas, ça me fera une expérience d’aller filer un coup de main. Ce sont des mecs sympas avec qui je passe des bons moments.

Avez-vous eu des contacts avec la FFR depuis que vous êtes partie fin décembre 2022 ?

J’ai eu aucun contact avec la fédération sauf le week-end du 27 avril (le Crunch France – Angleterre à Bordeaux, ndlr) parce qu’il y avait les dix ans du Grand Chelem de 2014. On faisait ça en l’honneur d’Isabelle Picarel (photographe talentueuse et humainement exceptionnelle de la fédération française de rugby, ndlr). C’était quelqu’un d’extraordinaire. J’ai revu une ou deux personnes de la fédération, mais sinon je n’ai plus aucun contact.

Que l’on rentre dans une année de Coupe du Monde, ça va vous manquer ?

Je ne crois pas, non. Il a fallu digérer l’étape de la Nouvelle-Zélande et après il faut que ça avance. J’ai basculé. Il faut que le rugby continue d’avancer, que les filles deviennent de plus en plus performantes. Je suis plutôt dans cette démarche plutôt que de ressasser. L’idée, c’est d’avancer.

ADVERTISEMENT

LIVE

{{item.title}}

Trending on RugbyPass

Commentaires

0 Comments
Soyez le premier à commenter...

Inscrivez-vous gratuitement et dites-nous ce que vous en pensez vraiment !

Inscription gratuite
ADVERTISEMENT

Latest Features

Comments on RugbyPass

B
Bull Shark 2 hours ago
David Campese names his Springbok world player of the year winner

Why is Joe Schmidt the best option for Australia? (LONG READ)


An essay for @OJohn with love from South Africa.


OJohn keeps banging on about kiwis and Saffers and everyone else seeking to undermine and bring down Australian rugby… Blah, Blah, Blah. It’s boring and not worth responding too 99 days out of 100.


He misses the point completely that Australians either are or are not the masters of their own destiny. So to blame anyone else but themselves for what the state of Australian rugby is in - is hypocritical.


But recently, Australia has shown signs of life. Personally, I always believed they would be back at some point. At the beginning of this year I predicted that the wallabies would bounce back this year. I predicted that they would overtake England in the world rankings. I am predicting that they could finish second in the RC, could win the Lions series and could make it to a RWC final at home.


I tend to get ahead of myself when I’m excited... Ask my wife. But forgive me for getting excited about the Wallabies looking good! Is it so bad?


Like OJohn, I believe that Australia’s lands abound with natures gifts, including athletic specimens across any sporting code the Aussies compete in. It’s one of the reasons most of us don’t like Aussies. They win sh1t. Regularly. And look smug when they do...


But back to OJohn. And his banging on about the need for Australia to have an Australian coach. Here are a few highlights of his argument:


Several times I've given a list of half a dozen Australian coaches who would be more Australian than Schmidt and just as successful.

Tell me which Australian coaches would be acceptable to coach the All Blacks ......?

Because South Africans and Kiwis and Welshmen and Scotsman are all s.... scared that if an immensely talented and athletic team like Australia is ever able to harness nationalistic Australian passion with an Australian coach, you'll all be s.c.r.e.w.e.d.


And then finally – the list of 6 🥴:


Ewen McKenzie, Less Kiss, Stephen Larkham, Jim McKay, David Nucifora, Scott Wisenthal, Ben Mowen, Rod Kafer, Mick Byrne, John Manetti, Jason Gilmore, Dan McKellar.

Plus, a special request:


Keep in mind Rod MacQueen never won a Super Rugby title before he was appointed Wallaby coach but he ended up the greatest rugby coach the world has ever seen. Better than Erasmus even. Who is probably the next best.

Right. I don’t care about the tinfoil hat theories. I want to assess OJohn’s list and determine whether any of them fit the mold of a Rod Macqueen.

 

Like Rod Macqueen the following world cup winning coaches never won a Super Rugby Title:


·       David Kirk, 1987 (17 appearances for New Zealand)

·       Kitch Kristie, 1995

·       Rod Macqueen, 1999

·       Clive Woodward, 2003 (21 Appearance for England)

·       Jake White, 2007 (School Teacher)

·       Graham Henry, 2011 (School Teacher)

·       Steve Hansen, 2015 (Policeman)

·       Rassie Erasmus, 2019 (36 Appearances for South Africa)

·       Jacques Nienaber, 2023 (Physiotherapist).


I couldn't find out what Rod or Kitch did other than coach.


The only coach who has won a Super title and a World Cup?

·       Bob Dwyer, 1991 (A Tahs man wouldn’t you know!)


In fact coaches that have won super rugby titles have not won world cups. Robbie Deans. Heyneke Meyer to name just two.


I know I’m being childish, but I needed to bring this list in somehow because it’s quite obvious that whatever these coaches did before they became international level coaches is largely immaterial. Or is it?


Interestingly Ewan McKenzie (A Tah Man!) has won a Super title. And despite being a Tah Man made it into OJohn’s list. That’s two strikes for Ewan Mckenzie based on OJohn’s criteria so far. Not to mention his 50% win rate as head coach of the Wallabies between 2013 and 2014 (and the laundry list of off the field fcuk ups that swirled around the team at the time).


So Ewan is out.


I find it interesting that, as we speak, eight out of the ten top ranked men’s teams are coached by former international players:

1.      South Africa, Rassie Erasmus (36 appearances for South Africa)

2.      Ireland, Andy Farrell (8 appearances for England)

3.      New Zealand, Scott Robertson (23 appearances for New Zealan)

4.      France, Fabien Galthie (64 appearances for France)

5.      Argentina, Felipe Contemponi (87 appearances for Argentina)

6.      Scotland, Gregor Townsend (82 appearances for Scotland)

7.      England, Steve Borthwick (57 appearances for England)

8.      Australia, Joe Schmidt (School Teacher)

9.      Fiji, Michael Byrne (Aussie Rules Player)

10.  Italy, Gonzalo Quesada (38 appearances for Argentina).


It would appear as though we have entered an era where successful international coaches, largely, have played rugby at international level in the professional era. Or are ex school teachers. Much like Jake White and Graham Henry! Or a policeman.

 

Back to OJohn’s List. That leaves us with:


·       Less Kiss, (I like the look of)

·       Stephen Larkham, (I like the look of)

·       Jim McKay, (Very little to write home about)

·       David Nucifora, (Too old)

·       Scott Wisenthal, (I literally can’t find anything on him on the Google).

·       Ben Mowen, (Too young, no coaching experience)

·       Rod Kafer, (No coaching experience)

·       Mick Byrne, (He’s coaching the Fijians, Aussie rules!)

·       John Manetti, (Can’t find him on the google)

·       Jason Gilmore, (Seems to be working through the ranks, coaching Wallabies A)

·       Dan McKellar, (Not much to write home about, but could be an option).


Applying some logic, I would say the following are viable options based on age, experience in coaching AND the fact that they have played rugby for Australia in the professional era:

·       Less Kiss, (I like the look of)

·       Stephen Larkham, (I like the look of)

·       Jason Gilmore, (Seems to be working through the ranks, coaching Wallabies A)


After having done all this research, I think it’s fair to say that none of these three have the same pedigree as Joe Schmidt, the teacher. Who took a sh1tty Ireland team to no.1. Won a few 6 Nations and helped get the All Blacks to a world cup final in 2023.


Joe’s the best option for now. But if Kiss, Larkham and Gilmore are the business for the future for Australia get them in now as assistants to Joe and stop moaning!!


And, for the record, NONE of the above are good enough to coach the All Blacks. The All Blacks have the guy that hasn’t won a single Super title. He’s won 6.


Errors and Ommissions Excepted. Mispelling of names is OJohn's fault.

12 Go to comments
TRENDING
TRENDING 'I don't think Steve Borthwick would pick Jack Willis even if he's playing in England' 'I don't think Borthwick picks Willis even if he's playing in England'
Search