Vannes, le maintien par l’attaque ?
En s’inclinant lourdement (63-21) sur la pelouse du Stade Toulousain, le RC Vannes a retrouvé la lanterne rouge, qu’il avait quittée à la faveur de trois victoires consécutives à l’issue de la 17e journée.
Mais les Vannetais n’ont pas pu résister à la puissance de Toulouse, qui a ouvert le score via Jack Willis après seulement cinq minutes de jeu pour ensuite dérouler.
« Il aurait fallu être plus précis. On s’est délité un peu vite. On n’a pas assez utilisé le jeu au pied non plus », déclarait Jean-Noël Spitzer à l’issue de la rencontre.
Une défaite, mais de l’espoir
Si la large victoire des champions de France en titre de Top 14 sur le champion de Pro D2 ne faisait aucun doute, il n’en reste pas moins que les Vannetais n’ont pas démérité.
« On ne va pas à Toulouse pour prendre 70 points », avait déclaré Paul Surano avant le match.
Si, malheureusement pour les Bretons, ils ne sont pas passés loin de ce triste cap, ils ont toutefois eu le mérite de percer le coffre-fort toulousain à trois reprises.
Jean-Noël Spitzer constatait, après le match : « On a également trop d’occasions que l’on laisse en route. On ne se faisait pas d’illusion. » Force est de constater que Vannes a mis trop longtemps à rentrer dans la rencontre pour espérer repartir avec un point de ce déplacement.
En effet, ce n’est qu’à la 41e minute que Vannes, mené 35-0, a inscrit son premier essai via Moukoro.
Pour autant, à partir de cette 41e minute, les visiteurs ont inscrit un total de trois essais, performance qui n’est pas à négliger compte tenu de l’écart entre les deux équipes.
Cela montre aussi qu’après 18 journées et malgré la situation compliquée, les Vannetais ne se renient pas. Et pour cause : Vannes pointe à la cinquième place du classement des attaques. Avant la rencontre, les Vannetais étaient même troisièmes de ce classement fictif.
Un BO impossible à gratter
Malheureusement pour Vannes, le format du point de bonus offensif en Top 14 rend quasi impossible la prise de ce BO pour l’équipe qui perd, dans la mesure où il faut inscrire trois essais de plus que l’adversaire.
Si, comme pour les compétitions EPCR, le bonus offensif était attribué après quatre essais inscrits, Vannes compterait quatre points en plus (MHR, UBB, Castres et Stade Français).
Certes, le Racing 92 en compterait cinq de plus (Castres, Clermont, Bordeaux et Pau à deux reprises). Mais l’USAP aurait le même nombre de points qu’à l’heure actuelle, les deux matchs durant lesquels les Perpignanais ont marqué quatre essais (Vannes et Clermont) leur ayant déjà rapporté le BO.
En d’autres termes, le RCV serait virtuellement barragiste avec 32 points, et l’USAP serait lanterne rouge avec 30 points – le Racing serait 11e à 36 points et le Stade Français 12e à 35 points (Pau, Vannes et UBB).
L’importance de la dynamique dans le sprint final
La différence de points (-142) qu’accuse Vannes est plus ou moins la même qu’Oyonnax après 18 journées l’an dernier (-146). De même, Oyonnax pratiquait aussi un jeu alléchant l’année passée.
Mais Oyo n’était que 8e attaque du Top 14 après 18 journées.
Aussi, et c’est certainement le point le plus important pour les Vannetais, ces derniers avaient réussi à enchaîner trois succès capitaux avant le match contre Toulouse, au point de revenir plus que jamais dans une course au maintien dont d’aucuns les pensaient décrochés.
Oyo, de son côté, restait sur quatre revers et un match nul et craquait définitivement à l’approche de la dernière ligne droite.
La claque reçue à Ernest-Wallon ne doit donc pas détourner freiner Vannes dans sa bonne dynamique, car les dynamiques sont, pour toute équipe jouant le maintien, quel que soit le sport, ce qui permet aux équipes de se sauver.
« Ce n’est pas sur ce match que va se jouer notre saison », concluait Jean-Noël Spitzer après le match à Toulouse.
Si repartir avec plus de 60 points dans les valises de la Ville Rose signifie battre l’USAP à la maison dans deux journées, il est clair que les Vannetais signeraient des deux mains.
Et s’ils pouvaient prendre leur premier bonus offensif au passage, ils ne s’en priveraient pas.
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